Comment facilement choisir une crème solaire sans dangers pour la santé et l’environnement

Les filtres solaires chimiques

La quasi-totalité des crèmes solaires conventionnelles (c’est-à-dire non certifiées biologiques) contiennent des filtres UV dits « chimiques » (qui absorbent les rayons UVA et UVB), comme le benzophénone, de plus en plus montrés du doigt. Il s’agirait en effet de perturbateurs endocriniens probables, aux dangers potentiels à la fois pour la santé humaine et pour les écosystèmes marins (certaines plages et villes littorales, mexicaines notamment, ont interdit pour cette raison l’utilisation de ces crèmes conventionnelles).

Les filtres solaires minéraux sous forme de nanoparticules

Il existe un second type de filtres solaires : les filtres minéraux, dits « physiques » car ils réfléchissent les rayons UV. Les deux principaux utilisés sont l’oxyde de zinc et le dioxyde de titane. Ce dernier, très utilisé dans les cosmétiques mais aussi l’agroalimentaire ou les plastiques alimentaires, est aujourd’hui souvent associé à des risques potentiels pour la santé humaine car il serait cancérogène. Mais attention, seulement lorsqu’il est utilisé sous sa forme de nanoparticules, c’est-à-dire de particules extrêmement fines pouvant traverser la peau. Selon les informations scientifiques disponibles aujourd’hui, le dioxyde de titane sous forme non nano ne présenterait pas de dangers pour la santé.

Et pourquoi ne pas préférer une crème solaire à l’oxyde de zinc (le deuxième filtre solaire minéral très utilisé) ? Eh bien parce que, même sous forme non nano, il se révèle très toxique pour les écosystèmes marins. Après votre baignade à la plage, il sera notamment très néfaste à la survie des coraux, même à des kilomètres de votre plage.

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Et de nombreux ingrédients souvent présents dans les cosmétiques conventionnels

Les crèmes solaires sont aussi souvent composées d’ingrédients problématiques très répandus dans nos cosmétiques du quotidien. C’est le cas par exemple des huiles minérales, un dérivé de pétrole souvent utilisé comme base de crèmes hydratantes, baumes, rouges à lèvres, lotions, cires, etc. Elle est non biodégradable, polluante à produire et peut boucher les pores de la peau.

On y retrouve également fréquemment des additifs avérés ou suspectés d’être des perturbateurs endocriniens, comme les phtalates, les parabens, le BHT, etc. 

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Le label biologique, appelé « CosmeBio » pour les cosmétiques, vous facilite bien la vie pour faire votre choix dans les rayons. Il interdit en effet l’usage de nombreux ingrédients dangereux pour la santé humaine et/ou l’environnement. Une crème solaire certifiée biologique ne contiendra ainsi jamais :

  • de filtres solaires chimiques
  • de nanoparticules
  • certains perturbateurs endocriniens avérés ou suspectés comme le paraben, mais aussi le butylphenyl methylpropional et bien d’autres
  • de dérivés de pétrole, comme les huiles minérales.
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Liste non exhaustive

Le seul hic : l’oxyde de zinc n’est pas interdit dans les crèmes biologiques. Assurez-vous donc de ne pas voir l’ingrédient « ZINC OXIDE » dans la liste des ingrédients (cette dernière est appelée « liste INCI » et se trouve à l’arrière du flacon). Notez que certaines marques mettent cette information en avant sur leur packaging.

Le label biologique n’interdit pas également certains autres potentiels perturbateurs endocriniens suspectés. Pas nécessairement besoin d’apprendre par cœur une liste d’ingrédients à éviter. Vous pouvez utiliser une appli qui fait ce travail pour vous, comme l’appli CompoScan

A noter : les crèmes solaires biologiques laissent toujours un léger voile blanc sur la peau. C’est en réalité un aspect positif, puisque cela est dû à la présence d’un filtre minéral non nanoparticulaire (les nanoparticules, elles, sont tellement fines qu’elles ne se voient pas une fois appliquée sur la peau). Un petit inconvénient purement esthétique, qui vaut largement le coup pour la santé et l’environnement local.

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  • Évitez toujours les crèmes solaires non certifiées biologiques
  • même dites « pour bébés et enfants » (contenant parfois plus d’additifs problématiques que les autres !) ;

Encore mieux :

  • Vérifiez aussi dans la liste des ingrédients que de l’oxyde de zinc (« zinc oxide ») n’y soit pas présent ;
  • Pour vous assurer de l’absence d’additifs indésirables : scannez le code-barres de quelques crèmes solaires sur une appli dédiée OU tournez-vous vers des crèmes arborant des labels et mentions encore plus exigeants que le label bio, comme le label Nature&Progrès ou la mention Slow Cosmétique (rendez-vous ici pour voir les crèmes solaires ayant obtenu la mention Slow Cosmétique) ;
  • De façon générale, évitez de vous appliquer de la crème solaire juste avant de vous baigner en mer (afin d’en relâcher le moins possible dans l’écosystème local).

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